Archive for the 'Monde végétal' Category



Nouvel espace pour la Terre

Le 20 juin, nous avons inauguré un espace pour la Terre au coeur du Centre Lungta

Un espace né de la volonté d’exprimer concrètement gratitude et respect à la Terre, tout en célébrant l’incroyable abondance de la nature. Ce lieu, à l’image de ce qu’il représente, s’est créé tout naturellement. Deux grandes pierres forment les murs,  le houx et le lierre se rejoignent en une belle voûte végétale et nous y avons juste ajouté un mur très simple, construit en famille, avec les pierres qui restaient des travaux de rénovations.

Nous avons fêté la création de cet emplacement consacré à la Terre autour d’un buffet champêtre et fleuri. Un grand merci à chacun pour l’émerveillement du moment et en particulier à Maja pour les danses de la Terre.

 

En parlant de l’abondance de la Terre et de la gratitude, il nous fallait évidement partager la belle nouvelle des « incroyables comestibles » de Todmorden. C’est une merveilleuse initiative, contagieuse et porteuse de santé. Pour ceux qui ne connaissent pas encore: voir le film

« C’est au Royaume-Uni, en 2008, que la fabuleuse aventure « Incredible Edible » a commencé, dans l’ancienne cité industrielle en déclin, la ville de Todmorden, près de Manchester. Par le seul changement de regard, quittant la croyance erronée que tout est séparé et conflictuel dans la vie, conduisant à la précarité, au chaos social et à l’exclusion, les habitants se sont reconnectés les uns les autres avec la Terre nourricière. Ils ont fait la paix avec eux-mêmes et avec les autres. La sérénité retrouvée, ils ont pu faire l’expérience de l’abondance partagée avec les incroyables comestibles. Ils vous attendent dans leur nouvelle ville devenue rayonnante de joie de vivre. »  + d’info en anglais  + d’info en français

Le résultat 4 ans après?

Une ville de presque 15 000 habitants qui atteint joyeusement environ 80% de son autonomie alimentaire en 4 ans!

Il nous tient à coeur de souligner un des effets secondaires de cette démarche: il s’agit de la diminution de la violence dans la ville, ce qui semble logique, mais quel bonheur.

C’est incroyable ce que l’on peut être heureux lorsque l’on agit hors de la logique du profit pour se mettre au diapason de la fabuleuse générosité de la nature. Et cela nous semble porteur de tant d’espérance…

 

PS: Pour répondre aux nombreuses questions qui nous arrivent sur l’idée de la gratuité, voilà plus d’informations:

En découvrant les incroyables comestibles pour la première fois, plusieurs personnes ont posé la même question : mais si les fruits et légumes sont gratuits partout dans la ville de Todmorden, comment l’économie locale peut-elle s’en sortir ? Ou encore, que deviennent les maraîchers locaux ou les marchands de légumes ? Nous allons tenter de regarder de près cet aspect des choses essentiel, puisqu’il concerne l’argent et les revenus, ainsi que la richesse produite par ce nouveau mode de vie totalement transparent, éthique, solidaire et co-responsable. suite

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Alchimie verte

Un art de guérison

« Des médecins qui se contentent de répéter et donc de prendre pour vérité ce qui est écrit dans les livres ; ceux donc qui suivent aveuglément Avicenne ou Galien. C’est cela le labyrinthe : de puiser le savoir et le savoir-faire dans le « livre des hommes », alors que l’unique source du savoir et de l’art ne saurait être tiré que du « livre de la nature ».

Apprendre de la nature ? En effet, un écrit ne fournit pas de certitude ; répéter c’est tourner en rond. Savoir par contre, c’est être certain ; plus que cela c’est voir ! C’est laisser luire en soi la lumière que la nature allume en nous ; elle l’y allume, certes, mais seulement si nous sommes disposés à l’y laisser paraître. Cette disposition est essentielle. Elle suppose que l’homme ne la voile, ne l’obscurcisse – par l’immodestie de l’érudition, par exemple, ou par l’obstination d’un croire-savoir, ou par un défaut d’attention.

La nature te montre elle-même, dans les choses naturelles, comment tu dois t’y prendre pour que ton remède soit efficace.

Puisque l’alchimiste sait ainsi manifester ce que recèle la nature, sache que la force est différente dans les bourgeons, différentes dans les feuilles, différentes encore dans les fleurs, différentes enfin dans les fruits verts puis dans les fruits mûrs ; c’est proprement merveilleux de constater comme la première pousse de l’arbre diffère de la suivante, dans la forme aussi bien que dans la vertu. Par conséquent la connaissance qu’on voudra bien en acquérir doit suivre attentivement cette progression du premier bourgeon jusqu’aux fruits mûr – car c’est ainsi que procède la nature…. »                                                             Paracelse

Effectivement, suivre une recette ne suffit pas pour trouver un réel accord de travail avec les plantes. Le livre de Viviane le Moullec: «Nos amies les plantes» aux éditions du Dauphin, permet d’initier ce chemin de rapprochement vers la connaissance acquise dans le grand livre de la nature. Malheureusement, la première étape de ce processus reste ardue pour la plupart d’entre nous.

C’est suite à cette constatation qu’est née l’idée de proposer un parcours autour de cette étape*¹ intitulé : «L’entrée en relation avec les êtres plantes». Une étape qui peut être insurmontable pour les citadins que sont devenus grand nombre d’entre nous, même en pleine campagne ! Car au delà des connaissances insuffisantes sur les plantes, c’est en fait plutôt d’un manque d’initiation aux mystères de la nature dont nous souffrons. En effet, dans notre société, les végétaux sont généralement perçus, soit comme des matières premières dont ont peut tirer profit soit totalement ignorés, voir éliminés.

Il n’y a pas si longtemps encore, tout le monde avait des connaissances basiques sur les vertus des plantes, et nombreux étaient ceux qui entretenaient de vraies relations d’amitié avec certaines espèces. La plante était alors perçue plus comme un être vivant qu’un objet. Aujourd’hui, nous n’en savons que très peu de choses. C’est presque paradoxal de voir qu’en quittant le mode de vie et l’autarcie des générations qui nous précédent, nous avons perdu la conscience de l’interdépendance qui nous lie au végétal.

J’ai donc la chance d’avoir eu une grand-mère montagnarde, fière de son indépendance, pour me transmettre cette vision. Depuis toujours, elle m’a emmené ramasser les plantes, une activité qui pour moi n’a jamais semblée très programmée. Nous partions en balade et ramassions ce que nous trouvions en chemin. Tout était commenté et expliqué, mais cela avait pour moi la saveur des contes pour enfants. Aujourd’hui, je sais qu’elle avait une sorte d’horloge interne : le temps était venu pour aller cueillir les pulmonaires, le taconnet*² ou l’épine vinette. Elle suivait une lignée familiale où avant elle, sa grand mère était sage femme et la sœur de sa mère une des guérisseuse du village.

Encore aujourd’hui, ce lien me guide sur la voie de l’alchimie verte. Car lorsque l’on parle d’ «entrer en relation avec la plante», cela semble très simple. Mais une fois assis à ses cotés, nous nous sentons souvent bêtes, maladroits et ridicules. Par où commencer ? Lui parler à haute voix ? Essayer autre chose ? Mais quoi ? Sans mes expériences familiales, il m’aurait fallu bien plus de temps pour y arriver !

En quinze ans d’expérience, j’ai découvert que les plantes sont des êtres extraordinaires, qui m’ont soutenue et épaulée au delà de toutes attentes pour me permettre d’apprendre. Je sais que ce rapprochement en est encore à ses débuts mais forme le souhait que ce chemin s’élargisse, aussi pour les autres, à la rencontre d’une belle indépendance.

Car en vivant cette expérience, nous avons la possibilité de percevoir réellement ce qui nous lie à notre environnement. Ce regard est vital pour ne pas détruire totalement notre espace de vie commun. Parfois, il semble que nous oublions que nous ne pouvons survivre sans végétaux.

Les plantes sont aussi nos meilleures alliées pour la guérison. A condition d’être perçues dans leur vraie nature, elles peuvent faire de petits miracles. Chez nous, nous avons perdu une grande part de notre connaissance des plantes en perdant la vision de leurs propriétés énergétiques ou spirituelles. Dans nos traditions populaires, certains usages survivent encore…mais se perdent lentement, car la chimie et l’étude des principes actifs remplace petit à petit le contenus de nos mémoires.

Pourquoi faut-il cueillir la verveine par surprise ? Il y a d’anciens textes qui donnent des conseils saugrenus au regard de notre vision actuelle. Ils peuvent se comprendre, si nous acceptons que la médecine fût un art avant d’être une science. Et oui, il fût un temps où la guérison était un art, un moyen de créer un surcroit de vie pour retrouver le bien être. Entre la plante et le désordre, le rôle du thérapeute était de créer des ponts féconds.

En ce qui concerne les plantes, dans notre vision mécaniste, nous voulons des effets reproductibles et trafiquons les matières premières pour avoir des principes actifs toujours identiques. Il semble qu’à force de côtoyer les machines, nous nous attendons à ce que les plantes fonctionnent ! Il y a toute une part de la recherche pharmaceutique qui reproduit les effets des plantes médicinales, sans utiliser les plantes mais seulement leurs principes actifs. Ces préparations, même si elles sont pointues, sont le fruit d’une recherche de profit effrénée et éloignée du vivant.

C’est si dommage ! Il est possible de travailler en collaboration avec les « êtres plantes ». De par nos interactions et nos échanges avec l’esprit de la plante nous pouvons créer des préparations qui vont avoir une action légèrement différente de la normale, mais qui seront pleinement adaptée à la situation.

Il est vrai que la médecine conventionnelle en se concentrant sur notre corps physique, prend très bien soin des douleurs et maux qui se situent à ce niveau là. Il y a d’autres traditions où la souffrance (non physique) est perçue comme plus grave que la douleur et traitée de façon prioritaire avec toutes sortes de moyens souvent peu explicables ou compréhensible à nos yeux, mais combien efficace !

Et c’est là que se situe le niveau d’action de l’alchimie végétale. L’élixir réalisé est le fruit d’un travail commun entre deux êtres de règnes différents et le fruit de cette rencontre particulière. Il ne sera ni neutre, ni reproductible à large échelle, mais spécifique et chargé aussi bien émotionnellement que spirituellement d’énergies pour soutenir un chemin de santé, au delà de l’absence de symptômes. Il s’agit d’échanges, de rencontres, de croissance… d’amour en somme ! Ces élixirs ne sont pas concrètement à considérer comme des remèdes, mais plutôt comme des ouvertures, riches en nouvelles informations qui nous propulsent hors de notre vision de grenouille des puits. C’est pour cela que le seul effet secondaire qu’on puisse parfois trouver, est une petite échappée de l’âme…

Il est sage de prendre conscience de ces répercussions et de leurs effets sur l’ensemble de notre être, aussi bien extérieur qu’intérieur, tout en restant à l’écoute des événements. Les plantes sont des guides merveilleux pour nous rendre attentifs à la nécessité d’une réelle prise de responsabilité de ce que nous vivons et de ce que nous pensons. Agir dans le respect de la nature, de l’autre et de soi, est à la base de tout travail alchimique.

L’alchimie végétale est donc une voie de guérison simple, à la portée de tout le monde et utilisable de façon conjointe avec toutes sortes d’autres approches. Il est d’ailleurs souhaitable de trouver des ponts et de construire des passerelles de façons à utiliser au mieux toutes les expériences et les savoirs accumulés par les générations qui nous ont précédés. Nous avons tout avantage à intégrer les éléments des différentes traditions sans rejeter d’emblée ce que nous connaissons mal.

Au delà des principes actifs des plantes, nous avons tous déjà fait l’expérience du pouvoir régénérant de la nature. Nous savons que nous gagnons de l’énergie à son contact même sans pouvoir l’expliquer concrètement. En suivant la voie de l’alchimie végétale, nous sommes amenés à comprendre cet effet et à l’utiliser de façon plus consciente. Finalement, c’est notre capacité à laisser luire notre propre lumière qui ouvre notre conscience à l’harmonie et la santé. Un mode de faire qui touche tout notre être pour nous emmener sur les chemins de la joie de vivre.                                                                                         

  • *¹ avec l’autorisation de Viviane.
  • *² ou tussilage

Pour aller plus loin:

  • 6-7-8 Mai 2011: Introduction à l’alchimie: « L’entrée en relation avec les êtres-plantes », 1er niveau avec Julie Breukel Michel. Info

Il vous est aussi possible de nous commander le livre de Viviane Le Moullec: « Nos amies les plantes ». 

L’harmonie des éléments et… nouveau blog !

« Notre capacité à vivre de façon harmonieuse dépend du bien être de la nature autour de nous ». Voilà, ce que nous avions écrit dans le texte de présentation du Lungta Vert, le secteur vert de notre centre. Bien que cela paraisse logique, il semble qu’aujourd’hui, même les personnes en relation directe et quotidienne avec elle ne perçoive quasiment plus la profondeur des liens qui nous unissent à elle.

De la médecine tibétaine nous vient l’enseignement que notre corps est composé de 5 éléments : la terre, l’eau, le feu, le vent, l’espace. Ces 5 éléments sont les mêmes pour nous, comme pour tout ce qui nous entoure. C’est la nature ! Imaginer, une seconde, que nous pouvons être indépendant d’elle n’a aucun sens.

Notre façon de vivre, au delà de la pollution physique et matérielle qu’elle engendre, produit de grands dérèglements dans la nature et par conséquence, nous souffrons de cela aussi au niveau de notre santé, et de notre bien être.

Les deux prochaines formations que nous proposons en ce mois d’avril ont pour but d’explorer mieux cette interdépendance, et de nous donner des pistes pour agir concrètement pour notre mieux être individuel, comme pour celui de notre entourage.

Le workshop de Sa Che fait part de la médecine tibétaine, mais comme le Feng shui, il permet à tout le monde d’apprendre à harmoniser son environnement. La formation d’acupuncture de la terre, est plus focalisée sur la relation que nous avons avec notre environnement en permettant de développer notre propre sensibilité, tout en travaillant au rétablissement de l’énergie dans un lieu de vie, ou même, toute une région. Les deux donnent des outils pour créer des lieux régénérants, qui vont être source de santé pour tous les êtres qui y vivent.

  • 14-15 avril: Sa Che – géobiologie tibétaine avec Nida Chenagtsang, en anglais, info
  • 21-25 avril: Étude biotique du milieu naturel et acupuncture de la terre. Formation de cinq jours avec Vincent Saas, en français, info

(il est encore possible de s’inscrire !)

C’est avec une grande joie, que nous vous annonçons la naissance de notre nouveau blog, qui sera le lieu où, petit à petit, se retrouveront toutes les informations et expériences de notre projet des éléments, né en 2006.

Pour aller plus loin :

  • Au sujet des éléments et du Sa Che – voir notre nouveau blog: ici !
  • Au sujet de l’acupuncture de la terre – voir l’article de l’an dernier : ici !
  • Au sujet du Lungta Vert – c’est ici !

Lettre d’informations de François Couplan

Réflexions du moment…

(Nous reproduisons ici, avec l’accord de François Couplan -un des parrain de notre centre- une partie de cette lettre d’informations qui nous semble donner des informations importantes en ce moment, tout en vous invitant à lire la suite sur son site web.)

Je vous écris un peu plus tôt que je ne l’avais prévu, car, voici quelques jours, j’ai soudain vu ma boîte e-mail envahie de dizaines de messages alarmistes concernant l’interdiction prochaine des plantes médicinales dans l’Union Européenne. Il s’avère en fait que la vidéo larmoyante qui figurait en lien faisait référence à la même situation qu’une lettre qui avait largement circulé sur le net en octobre dernier. Je m’étais, à l’époque, renseigné sur cette problématique et avais informé de mes conclusions toutes les personnes qui m’avaient alors écrit. Et nous en avions longuement discuté pendant les cours du Collège Pratique d’Ethnobotanique. J’ai donc réagi rapidement en répondant succinctement aux personnes qui m’ont récemment écrit, inquiètes et outrées, afin de calmer les esprits. Mais je pense qu’il est souhaitable que je précise ma position, car les choses ne sont pas simples.

Je ne m’étendrai pas sur les aspects techniques de la situation en question. Vous trouverez ci-dessous quelques liens que je vous propose de suivre pour vous en faire une meilleure idée. En substance, il s’agit d’une Directive datant du 31 mars 2004 qui va devenir effective le 1er avril 2011. Celle-ci stipule que les plantes médicinales doivent faire l’objet d’une Autorisation de Mise sur le Marché pour être commercialisée dans l’Union Européenne, mais que celles qui ont traditionnellement été utilisées dans l’UE depuis au moins 15 ans bénéficieront d’une procédure simplifiée, beaucoup moins coûteuse. Il est certain que cette loi pénalise les médecines non occidentales qui devront être reconnues depuis plus de 30 ans pour bénéficier de ces mesures allégées, ce qui est regrettable. Par ailleurs, certaines plantes pourront être considéréescomme des compléments alimentaires, mais la procédure les validant est très contraignante et a très souvent abouti un refus. Il s’agit donc, en fait, d’une lutte sans merci entre l’industrie pharmaceutique et celle des compléments alimentaires (l’association ANH mentionnée dans la vidéo). De ce combat de titans provient la fameuse lettre alarmiste, vidéo et pétition à la clé, lancée par les fabricants de compléments alimentaires qui voudraient ainsi faire pression sur les autorités en faisant vibrer la corde sensible des personnes concernées : nous tous !

Je trouve le procédé difficilement acceptable ; rouler les gens dans la farine en détournant l’information à son profit et se constituer à peu de frais un fichier d’adresses utilisable à des fins commerciales ne me convient pas : c’est l’une des premières raisons de ma réaction.

Mais ce n’est pas l’essentiel…

lire la suite: ici

Le printemps nouveau

« En automne, je récoltai toutes mes peines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avril refleurit et que la terre et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles. »                           Khalil Gibran

Au vu des événements actuels, il semble bien difficile de s’harmoniser à la légèreté printanière. Et pourtant au sortir de l’hiver, il nous faudrait retrouver l’élan nouveau et nous purifier des anciens poids.

Brûler le bonhomme hiver, ou autre rituels de carnaval et de printemps ont tous pour but de nous aider à retrouver la fraicheur pour débuter de nouveaux projets dans la joie. Ces images, sans grands discours, nous parlent de ce que vit notre être dans ses profondeurs, en harmonie avec la nature.

Que cela soit au niveau de notre corps, de notre maison ou de notre environnement, nous devrions retrouver ce même élan vers la légèreté et la transparence printanière pour nous relier à la joie féconde.

En ces temps difficiles, nous concentrer sur la lumière et l’air frais qui font germer les nouvelles pousses, nous permet, par la suite, de cultiver cet état d’esprit avec le même soin que requièrent les jeunes plantes pour pouvoir croître et fleurir un jour.

Il est vrai que de nos jours, les saisons sont moins perceptibles. Nous mangeons de fraises toutes l’année et partons au soleil au creux de l’hiver. Notre corps tente de s’habituer comme il peut. Mais c’est ailleurs que naissent les plus gros dégâts. Notre foi dans notre société de l’éternelle jeunesse, nous bloques entre la fin du printemps et le début de l’été. Nous surchauffons l’hiver et l’éclairons à rendre jaloux le soleil de l’été. Nous nous accrochons de toutes nos forces à notre rentabilité sans failles, jusqu’au jour où cela lâche et c’est la dépression d’un long hiver.

Pourtant, l’hiver passe aussi. Nous ne savons simplement plus attendre. Et même nous dit le sage, il n’y a pas besoin de s’en faire ou de s’agiter :

«Immobile,

assis sans rien faire,

le printemps vient,

l’herbe pousse.»

Sagesse Zen

Chamanisme de nos ancêtres européens

Nous aurons tout prochainement la visite de Gilles Wurtz au centre Lungta. Gilles crée ses ateliers avancés selon les enseignements qu’il a reçus et qui sont ceux de nos ancêtres européens et celtiques, où il propose à chacun des outils pour devenir responsable de soi-même.

Sa pratique s’enrichit grâce à des expériences personnelles et des voyages à la rencontre de divreses traditions tout autour du monde. 

Gilles nous offre une très belle opportunité de développer en nous les outils d’une réelle connaissance. Ce développement de l’intuition devrait figurer dans tous les programmes scolaires qui actuellement, se soucient  trop du développement de l’intellect au détriment de la connaissance.  Cela est important, aujourd’hui comme toujours, de pouvoir ressentir le lien profond qui nous relie avec avec les plantes, les animaux, les montagnes… avec le monde qui nous entoure. C’est ce dont nous avons besoin pour pouvoir nous engager avec le coeur, et c’est aussi la source de notre vraie liberté.

Stage de chamanisme avec Gilles Wurtz au Tessin, les 12-13 Mars 2011 : info

Nous reproduisons ci-dessous deux extraits d’articles de Gilles, en vous invitant à suivre les liens pour les lire dans leur integralité.

 

RENCONTRE AVEC LES TSAATAN

par Gilles Wurtz

récit publié dans Sources, n°8, juillet/août/septembre 2008, Terre du Ciel

Notre voyage en Mongolie était prévu en août 2005. Je l’ai préparé pendant l’année 2004 à travers des voyages chamaniques, pour obtenir des informations pratiques et les autorisations de la part des gens à rencontrer sur place.

Le voyage chamanique est un état de conscience modifié identique à l’état méditatif. Dans certaines cultures, cette manière d’accéder aux mondes subtils est nommée « le temps du rêve », car elles considèrent cet état de conscience non ordinaire comme un état de rêve éveillé. Le voyage chamanique, tel que je le pratique, se fait à l’aide du battement monotone et régulier du tambour. Le tambour est le métronome qui permet à notre système cérébral de ralentir et d’équilibrer son activité, induisant l’état non ordinaire de conscience qui nous ouvre l’accès à des dimensions autres que nos dimensions physiques, émotionnelles et mentales, notamment le plan spirituel.

Nous voulions aller à la rencontre de chamans en Mongolie et les messages lors de mes voyages chamaniques me menaient tous aux Tsaatan. Ils ne sont pas des Mongols, ils sont un peuple à part, sur le territoire mongol. Leur ethnie vit dans la taïga montagneuse à l’extrême Nord du pays, à la frontière sud de la Sibérie, au-delà de la région du lac Khovsgöl, dans un enchaînement de vallées ponctuées d’innombrables lacs, minuscules mares ou vastes étendues d’eau, alimentant des milliers de rivières. lire tout l’article

LE TAMBOUR CHAMANIQUE

par Gilles Wurtz

Par son battement régulier, le tambour nous amène naturellement dans un état méditatif, il est le passeur qui guide vers le monde non ordinaire. Il est le métronome qui rythme le voyage chamanique.

Il est ce qu’on appelle un objet de pouvoir, car au fil du temps et de la pratique, son esprit devient de plus en plus puissant et efficace. Fidèle à la tradition chamanique de nos ancêtres européens, notre pratique chamanique se fait également à travers le son du tambour.

Son battement monocorde équilibre l’activité des deux hémisphères de notre cerveau. Dans la vie de tous les jours, nous utilisons principalement notre hémisphère gauche, siège de notre réflexion, de nos pensées, de notre esprit cartésien. Notre hémisphère gauche commande à notre côté masculin. Le rythme répétitif du tambour nous permet de stimuler et d’éveiller davantage notre hémisphère droit, dont nous pouvons alors connaître et utiliser plus pleinement les sensibilités : l’intuition, la créativité, notre côté féminin. lire tout l’article

Mode éthique

1-2-3 octobre 2010 – ethical fashion days – Genève

Maison communale de Plainpalais, rue de Carouge 52, Genève  [plan]

Vendredi 1er octobre : 14h – 18h
Samedi 2 octobre : 10h – 18h
Dimanche 3 octobre : 10h – 19h

Entrée : CHF 5.-

Nous nous joignons à l’équipe de NiceFuture et à leur désir de « prouver que la mode éthique peut être à la fois porteuse de bénéfices environnementaux et sociaux, et tendance ».

Un événement qui devrait ouvrir quelques pistes et questionnements sur notre façon d’être à la mode et d’ « Être »… sur notre responsabilité de consommateur et notre liberté d’exprimer ce que nous sommes profondément, en dehors du formatage auquel nous nous soumettons habituellement, grâce au fonctionnement d’un secteur qui trop souvent manipule notre besoin de reconnaissance au lieu de nourrir nos aspirations profondes.

C’est un cadeau de pouvoir porter un vêtement qui nous permet d’être en joie… un cadeau de pouvoir être en contact avec des matières naturelles et des pigments qui nous parlent des vraies couleurs de la vie.

Nous y serons présent avec des produits du Lungta del Mondo. Parmi ces articles, les châles du Kinnaur sont un de nos coups de cœur.

Issus d’une longue tradition de tissage minutieux, qui disparaît de nos jours, car leurs motifs requièrent une patience infinie, et se trouvent de plus en plus remplacés par des dessins facilement exécutés avec les métiers à tisser industriels. Des changements qui sont aussi le fruit de notre discernement de consommateur. Nous avons le choix de privilégier la qualité, les dessins harmonieux et les produits fait main. Nous pouvons nous souvenir des vieilles traditions qui racontent que tout vêtement ou ornement porteur de beauté est aussi porteur d’harmonie et donc de santé.

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons regardé les tisserandes à l’œuvre : en particulier deux jeunes femmes qui travaillaient à quatre mains: une harmonie parfaite qui créait sous nos yeux les dessins les plus délicats en une longue suite de nœuds colorés.  

Nous aimerions soutenir la joie chantante de ce travail, convaincus que la fierté de gagner sa vie en créant de la beauté, produit des châles porteur d’une toute autre énergie que ceux basés sur la seule logique du profit.

Le Kinnaur est une des petite vallée bouddhiste proche du Ladakh au nord de l’Inde. De par sa foi, c’est tout naturellement que le chef de cette petite entreprise a créé de bonnes conditions de travail et un fond de solidarité pour les famille employées.  

Bien qu’en laine naturelle et pour la plus grande partie non teinte, ce ne sont pas des produits biologiques, mais un projet social qui permet à ces  familles de perpétuer un mode de vie traditionnel tout en nous transmettant la valeur d’un travail effectué en prenant le temps de travailler et de rire.

Nous serons aussi présent à Genève avec des produits du Lungta Vert, et tout particulièrement nos élixirs billes ou roll on, nés de la joyeuse rencontre d’élixirs de plantes alchimiques avec des huiles essentielles.

Les préparations du Lungta Vert sont produites dans le respect de notre environnement, en utilisant au maximum, des matières premières issues de l’agriculture biologique ou des plantes sauvages. Les produits sont réalisés en micro quantités de façon artisanale. Nous sommes convaincus que des préparations produites avec soin et amour contiennent de grandes forces lumineuses pour stimuler le bien-être et la guérison.

Acupuncture de la terre

Il y a peut être en vous le désir de devenir un protecteur de la terre et de la nature qui nous entoure?

Cette formation, proposée par Vincent Saas, permet de développer notre sensibilité pour nous engager activement au service de notre planète. Ce travail permet d’influencer l’environnement pour atteindre une nouvelle harmonie bénéfique pour tous les êtres qui y vivent, la nature et ses forces subtiles.

« La gratitude et le respect pour les forces intelligentes de la nature rendent au sol sa vitalité, d’où ce travail d’acupuncture de la terre qui fixe des points de lumière sur la terre et qui contribue au processus de guérison de l’esprit humain.

Ce travail est important pour la nature parce que la nature n’est pas quelque chose d’autre, loin de nous, c’est nous même et c’est dans cette perception, dans cette non-séparativité que commence alors notre transformation intérieure. C’est notre rencontre avec elle qui la rend sacrée ou profane. Sommes-nous unis avec la création? Dans ce stage nous allons pouvoir affirmer ce lien à la vie, en reconnaissant les forces créatrices de l’univers et en réagissant à ces énergies propices à une juste relation avec la terre et les uns avec les autres. »

Du point de vue de nombreuses médecines traditionnelles, et en particulier de la médecine tibétaine, un grand nombre de nos maladies dites de civilisations, ont leurs sources dans les gigantesques changements que notre civilisation a produits au niveau du paysage et des disparitions d’espèces animales et végétales ainsi engendrées. Il semble donc logique de chercher à devenir plus conscient de ce que nous provoquons et de nos interactions avec notre environnement.

Nous proposons une introduction à ce travail en août 2010 et une formation en avril 2011. L’idéal est de participer aux deux rencontres, de façon à développer l’expérience personnelle avant de recevoir la formation complète. Pour ceux qui participent aux deux rencontres, il est possible de ne pas participer à la première journée de la formation du printemps 2011.

  • Du 21 au 22 août 2010 : « L’HOMME PERÇOIT CE QU’IL EST » – Stage d’introduction à l’acupuncture de la terre
  •  Du 21 au 25 avril 2011 : « ÉTUDE BIOTIQUE DU MILIEU NATUREL ET ACUPUNCTURE DE LA TERRE » – Formation de cinq jours sur l’acupuncture de la terre. 

Plus d’info

Initiation à l’alchimie végétale

IL RESTE DES PLACES LIBRES POUR LE PROCHAIN COURS : L’entrée en relation avec les êtres plantes

Séminaire en français du 25 juin à 18h. au 27 juin vers 17h.

Les préparations vibratoires naissent de la profonde compréhension qui se développe entre un être humain et un être plante. Porteurs d’informations énergétiques, ils permettent d’accompagner d’autres êtres sur leur chemin vers l’harmonie.

Cette technique d’alchimie végétale a  été transmise par Viviane le Moulhec, qui a accompli un magnifique travail pour rendre ce processus de transformation accessible à tous. Grâce à ses conseils, il est possible de réaliser des élixirs végétaux très simplement. La difficulté majeure restant de savoir établir une relation amicale, de partage et d’écoute avec les plantes.

Le séminaire d’initiation à l’alchimie végétale que nous proposons, a pour but de donner des pistes pour permettre d’établir plus facilement un contact avec les êtres plantes. Cette relation entre l’« alchimiste » et la plante est primordiale. Un élixir abouti est le fruit d’une rencontre réussie, où l’approche des êtres-plantes s’effectue avec respect et tendresse. La force des sentiments partagés et la qualité de la communication vont permettre aux deux partenaires de s’épauler tout au long de cette étonnante expérience.

Une plante qui se sent réellement accueillie dans son intégrité a la capacité de rester présente tout au long du processus. C’est la profondeur de l’échange, qui va permettre aux sept étapes du travail visible de devenir véritablement sept étapes de transformation intérieure et de progression spirituelle.

Le chemin de la réalisation se poursuit au fil des mois, en nous poussant à surmonter obstacles et difficultés, pour traverser les multiples facettes de la création. Le but étant de vivre cette transformation en compagnie de notre amie végétale au centre de notre être.

Techniquement, les élixirs sont réalisés avec quelques ustensiles de cuisine et en utilisant l’alcool, le feu et l’eau, suivant une « recette » toute simple. Tout le monde peut réaliser ainsi un vrai processus alchimique. Il n’est pas nécessaire d’avoir de connaissances préalables particulières, il suffit de ressentir le désir de s’approcher des plantes.

Créer un élixir, nous permet de faire un pas de plus vers l’autonomie personnelle en matière de santé et nous aide à retrouver et/ou approfondir notre lien avec le monde végétal. Conscience qu’il semble nécessaire d’élargir, pour pouvoir préserver au mieux les richesses du monde qui nous porte.

détails pratiques


L’info en un clic !

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A propos

Lungta: “Le Cheval de Vent” est un ancien symbole tibétain. Flottant au vent les «Lungtas» émettent continuellement des énergies curatives. Le «vent» est omniprésent et donne vie et conscience à la matière.
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Images de Mergoscia (clic sur l’image!)

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